ESPACE ÉLÈVES : INFOS ET CULTURE

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L'ECOLE  ART  CULTURE  SPORT

Origine de l'école

L'école Art Culture Sport, crée en 2014 est une association qui a pour principal objectif de développer l'initiation et l'enseignement des arts martiaux et énergétiques chinois, dans un premier temps par l'organisation de stages de Tai Chi Chuan, Qi Gong ou encore de Kung Fu Shaolin, mais également par la mise en place du gala des arts martiaux de Vittel.

​Très rapidement, des cours de Tai Chi Chuan et Qi Gong sont mis en place, suivi de cours de Kung Fu, Self Defense et Boxe Sanda pour donner l'école actuelle. Aujourd'hui, c'est près d'une cinquantaine d'adhérents qui se forment aux différents arts du Wushu dans les Vosges et en Haute Saône.

Lydie Brégier, fondatrice de l'association Art Culture Sport en est l'actuelle présidente.

Les professeurs

Les différentes disciplines des arts interne et externe enseignées sont assurées par Stéphane Brégier, éducateur sportif et Jimmy Ladine, instructeur fédéral, tout deux ceinture noire de Wushu avec un long parcours dans les arts martiaux. Ils sont également formés pour prendre en charge des patients atteints de pathologies tel que l'obésité, le diabète, le cancer, les maladies cardiovasculaire ou encore la bronchopneumopathie chronique obstructive sur ordonnance. 

Afin de donner les meilleurs enseignements, les professeurs de l'école Art Culture Sport se forment continuellement auprès de grands professeurs nationaux, champions mondiaux et maîtres du temple de Shaolin.

Les influences de l'école

Le Wushu étant un art très vaste comptant plusieurs centaines de styles différents, Art Culture Sport se recentre sur l'enseignement des styles Shaolin dont certaines personnes notables, rencontrées par nos professeurs, ont contribué à définir le style de l'école.

Parmis ces personnes, on peut y retrouver :

Les moines guerriers du Temple de Shaolin, en particulier les Maîtres Shi Heng Yé, Shi Heng Chang, Shi Heng Fa ou encore Shi Heng Chun qui font régulièrement des déplacements en France afin de prodiguer leur art.

 

Roger Itier, maître 7ème Duan, il est diplômé d’Etat, plusieurs fois champion de France et d’Europe, vice-Champion du Monde, médaillé de la Jeunesse et des Sports, auteur de nombreux articles sur la culture martiale, il est l’auteur du « Grand livre du Kung-Fu Wushu » aux éditions De Vecchi. Il est l’un des rares experts en France à enseigner tous les aspects du Wushu.

Virginie Gatellier, 3ème Duan, championne du monde de Tai Chi Chuan, vice-championne d'Europe et triple championne de France. C'est une compétitrice dans l'âme avec plus de dix-huit ans d'expérience dans les arts du Wushu et actuelle secrétaire générale en charge de la communication à la fédération française de Karaté et Diciplines associées.

Mohamed Rahim, 5ème Duan, Instructeur Fédéral Diplômé, 3 fois Champion de France, Champion de France de Sanda, 2 fois vice Champion de France, ancien membre de l'équipe de France de Kung Fu, Champion International avec plus 18 séjours au Temple de Shaolin.

Aziz Terchague, 5ème Duan, professeur Diplômé d'Etat, Instructeur Fédéral Diplômé, 3 fois Champion de France, 3 fois vainqueur de la
Coupe de France, invité au temple de Shaolin depuis 1991.
 

Florence Burlet, 2ème Duan, diplomée Brevet d'Etat, assistante socio-éducative, 5 séjours au Temple de Shaolin, 1 séjour au Temple de Wudang.

Le terme Shaolin est formé de 少, shào, « jeune », qui se réfère à shàoshi, nom de l'une des montagnes du massif du mont Song, et de 林, lín, « bois, forêt ». Avec 寺, sì, « temple », la traduction de 少林寺 serait donc : « temple du bois-du-mont-Shaoshi ».

Certains auteurs francophones traduisent parfois Shaolin, de manière littérale, par « jeune forêt ».

Le monastère Shaolin fut édifié à la fin du ve siècle, en l'honneur du moine indien Batuo qui prêchait en Chine depuis 464 le bouddhisme theravāda et devint le premier patriarche du monastère. En l'an 477, selon Les Biographies des moines éminents (645) de Daoxuan, qui localise ce temple sur la face Nord du Shaoshi et attribue à l'Empereur Xiaowendi l'origine de sa construction. Le Registre des monastères bouddhistes du Luoyang (747) de Yang Xuanzhi, et le Ming Yotonhzhi (1461) de Li Xian confirment cette localisation et attribution. Mais c'est l'année 497 qui est retenue dans le Jiaqing Chongxiu Yitongzhi (1843).

Le style Shaolin quan est généralement considéré comme le premier art martial institutionnalisé. Selon la légende, Boddhidarma aurait enseigné cet art martial au ve siècle aux moines du temple Shaolin, pour les aider à se défendre des animaux et des brigands qui rôdaient autour du monastère. Toutefois, la plus ancienne preuve d’une participation de moines Shaolin à des combats est une stèle datant de 728 qui atteste une défense du monastère contre des bandits vers 610, et le rôle ultérieur dans la défaite de Wang Shichong à la bataille de Hulao en 621. Aucun document ne permet d’attester de la participation Shaolin dans des combats entre le viiie et xve siècles. Néanmoins, entre le xvie et xviie siècles, apparaissent une quarantaine de sources qui attestent non seulement de la pratique d’arts martiaux par les moines de Shaolin, mais également que cette pratique est devenue une partie intégrante de la vie monacale que les moines justifient par la création de nouvelles légendes bouddhiques.

Site internet officiel du temple Shaolin : http://www.shaolin.org.cn/en/index.aspx

L'ORIGINE  DE  L'ART  DE  SHAOLIN

Une pratique martiale ou guerrière par les moines est attestée dès la dynastie Tang, sans que soient attestées des techniques de combat spécifiques à Shaolin. Les moines participèrent notamment vers 610 à une défense du monastère contre des bandits, et en 621 à la Bataille de Hulao qui marqua la défaite de Wang Shichong. Ces évènements sont attestés par les inscriptions d'une stèle funéraire datant de 728. En récompense, l'empereur Tang fit plus tard agrandir le monastère et autorisa les moines à embrasser une carrière militaire.

Le monastère a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises.

En 1641, les troupes de rebelles anti-Ming de Li Zicheng saccagèrent le monastère en raison du soutien des moines envers la dynastie Ming et la menace éventuelle qu'ils représentaient pour les rebelles. 

L'histoire de destruction du monastère la plus connue, est celle d'une prétendue destruction par le gouvernement de la dynastie Qing, au motif d'activités anti-Qing. Cette prétendue destruction ou incendie aurait eu lieu, en 1647 sous l'empereur Shunzhi, ou en 1674 sous l'empereur Kangxi, ou bien en 1732 sous l'empereur Yongzheng. Cette destruction est censée avoir contribué à la propagation des arts martiaux Shaolin à travers la Chine, par le biais des légendaires cinq moines fugitifs. Il aurait aussi existé un légendaire Monastère Shaolin du Sud (南少林寺), situé dans le Sud de la Chine et détruit sous la dynastie Qing, à la place ou en même temps que le monastère du Henan. L'historicité de son existence, son affiliation prétendue avec Shaolin, et sa localisation exacte sont sujets de controverses

Bien que ces supposées destructions soient communes chez les pratiquants d'arts martiaux, et servent souvent de récits sur l'origine de différents styles martiaux, leur exactitude est douteuse. 

En 1800, le monastère est rebâti.

En 1928, le général Shi Yousan brûle le monastère pendant 40 jours, ce qui détruit 90 % des constructions et les manuscrits de la bibliothèque.

En 1966, les gardes rouges de la Révolution culturelle attaquent le monastère et emprisonnent les moines après les avoir humiliés en public. Le gouvernement laisse les lieux à l'abandon pendant des années.

En 1972, le président américain Richard Nixon visite le monastère.

De 1972 à 1980, des groupes d'arts martiaux du monde entier font des dons pour restaurer le monastère ; des sculptures à l'entrée y sont dédiées. En 1976, le film Le Temple de Shaolin s'inspire de l'attaque des Mandchous.

En 1981, le monastère rouvre officiellement. Une démonstration de Kung-fu Shaolin y a lieu. En quelques années, le style Shaolin Quan est reconstitué. À partir de cette date, le monastère gagne une popularité planétaire grâce aux démonstrations d'une grande perfection technique. Pour éviter que l'art Shaolin soit mal copié, le monastère enseigne dans les écoles environnantes.

Des démonstrations martiales sont organisées par les moines à travers le monde ; la première tournée a lieu aux États-Unis en 1996 . Tous les deux ans, un « festival Shaolin » rassemblant des démonstrations martiales, des danses, des concerts, etc. est organisé en Chine par le gouvernement, afin de promouvoir la culture chinoise et d'encourager les investissements économiques en Chine.

En 2004, le monastère accueille deux millions de visiteurs.

En mars 2006, le président russe Vladimir Poutine est le premier dirigeant étranger à visiter le monastère depuis sa réouverture.

SHAOLIN  A  TRAVERS  L'HISTOIRE

 le terme « wushu » peut désigner :

  • la transcription sans accent des caractères chinois simplifiés 武术 (traditionnels 武術), transcrits en pinyin par wǔshù prononciation en mandarin, et traduits littéralement par l'expression française « art martial », sans référence explicite à une origine chinoise. Ce terme peut désigner en français l'ensemble des arts martiaux chinois traditionnels et modernes, également désignés populairement par « kung-fu »

  • un sport de compétition contemporain, règlementé à partir de 1949 en République populaire de Chine, aussi désigné de manière plus précise en français par « wushu moderne ». 

L'examen des caractères qui le composent montre que le terme chinois a un sens général :

  • 武 (wǔ) : ce sinogramme (pictogramme) représente le radical 止 "stopper" sous 戈 une « hallebarde ».

  • 術 ou 术 (shù) : les moyens nécessaires relèvent de l'idéogramme Shu, les savoir-faire, les connaissances multiples (médecine, art du combat, art de la guerre, techniques des armes, diplomatie, etc.). Ici, le terme « art » est à comprendre dans son sens ancien : celui (l'artisan) qui par un apprentissage long et rigoureux possède un métier.

En d'autres termes, Wushu designe l'ensemble des arts martiaux chinois : kung-fu Shaolin, kung-fu Wudang, Hung-Gar, taijiquan, qi gong, wing chun, keet kune do, sanda,...pour ne citer que les plus connus parmis plusieurs centaines de styles et écoles differentes.

WUSHU  -  ART  MARTIAL

LE  KUNG  FU  SHAOLIN  (OU  SHAOLINQUAN)

Définition

Le Kung Fu ( ou Gong Fu) est un terme chinois qui signifie littéralement « effort » ou « pratique morale ». En chinois, Kung Fu, désigne l’accomplissement de l’homme par la pratique des Arts Martiaux.

Le Kung Fu est donc un art martial de type externe (Waija) du temple Shaolin.

Il demande beaucoup d’énergie dans la pratique des exercices de bases mais aussi dans la réalisation des taos avec ou sans armes (formes de combats contre un ou plusieurs adversaires imaginaires).

« Si ton cœur est bon, ton Kung Fu est bon »

Les Bienfaits du Kung Fu

La pratique du Kung Fu permet de développer non seulement ses facultés physiques, mais aussi mentales, la prise de conscience de son propre corps dans la réalisation d’actions complexes améliore l’aisance et développe l’activité sensorielle : confiance en soi, volonté, énergie, concentration…

« Cet art martial demande une grande assiduité et un entrainement intense et répété. »

Historique du Kung Fu

Le Kung Fu est un art martial chinois. Il a été crée il y a plus de 1500 ans. C’est au Temple de Shaolin, dans la région du Hénan, que les racines de cette forme de combat se sont formées. Le Kung Fu est la source de tous les arts martiaux. Les Moines du monastère de Shaolin observèrent les animaux et se rendirent compte que la nature les avait doté de moyens de défenses performants. Ils ont donc appliqué ces techniques animales et ont abouti à de magnifiques enchaînements appelés «Taos» : le chemin en chinois. Ces Taos permettent de développer à la fois un travail physique, technique de concentration. Grâce à ces Taos, la technique du Kung Fu a pu se transmettre de générations en générations. Chaque Tao : tigre, dragon, mante religieuse a une signification bien précise. Celui du dragon évoque la puissance et la force, celui du singe la ruse et celui du serpent la rapidité.

LE  TAI  CHI  CHUAN  (OU  TAIJIQUAN)

Définition

Le tai-chi-chuan ou tai chi ou taiji quan (chinois simplifié : 太极拳 ; chinois traditionnel : 太極拳) Littératement traduit par « boxe du taiji » ou « boxe du faîte suprême », également prononcé en japonais taikyoku ken, est un art martial chinois dit « interne » (neijia) souvent réduit à une gymnastique de santé. Il peut aussi comporter une dimension spirituelle. Il a pour objet le travail de l'énergie appelée " qi ".

Le Tai Chi est d’origine Chinoise et a pour objectif fondamental d’apprendre à se relaxer.

En ce sens « se relaxer » ne signifie pas s’amollir, mais plutôt utiliser son corps aussi efficacement que possible, sans tension musculaire.

« Pour cela, il faut avant tout adopter une bonne posture, être bien solidement campé sur ses jambes, les épaules souples et le dos droit. »

Le Tai Chi inclut les exercices de Qi Gong qui préparent à une respiration profonde, à une accélération du flux sanguin et à l’effort physique.

Les Bienfaits du Tai Chi Chuan

- Aide à conserver son calme intérieur

- Augmente la souplesse musculaire et la mobilité du corps

- Procure la santé du corps et de l’esprit

- Réduit le stress par des méthodes de relaxation

- Réduit les tensions en développant l’énergie intérieur et la quiétude d’esprit

- Renforce la capacité de concentration et l’attention

Historique du Tai Chi Chuan

Les origines du tai-chi-chuan sont encore mal connues et sources de nombreuses controverses. Pour mieux marquer son origine, il convient d'abord de le distinguer d'autres pratiques corporelles chinoises plus anciennes liées ou non au taoïsme. Plusieurs hypothèses existent alors, certaines relevant des mythes et d'autres mieux fondées historiquement.

Le mythe de Zhang Sanfeng

Certaines légendes attribuent l'invention du tai-chi-chuan au taoïste semi-légendaire Zhang Sanfeng, vers le début de la dynastie Ming (XIIIe-XIVe siècle). Le Livre complet sur les exercices du tai-chi-chuan, écrit par Yang Chengfu (1883-1936), raconte que Zhang Sanfeng créa le tai-chi-chuan vers la fin de la Dynastie Song (960-1279) puis le transmit à Wang Zongyue, Chen Zhoutong, Zhang Songxi et Jiang Fa. Un peu plus tôt, Li Yishe (1832-1891) écrivit dans sa Brève introduction sur le tai-chi-chuan : « Le tai-chi-chuan fut fondé par Zhang Sanfeng des Song. » Zhang créa l'école intérieure (内家) par un syncrétisme néo-confucianiste des arts martiaux du bouddhisme Chan du monastère Shaolin et de sa maîtrise du daoyin (内功) taoïste. Il s'installa dans le temple du mont Wudang, province de Hubei, pour enseigner sa discipline.

À partir des années 1930, Tang Hao, pionnier des recherches historiques sur les arts martiaux, démontre l'absence de fondements historiques concernant la création du tai-chi-chuan par Zhang Sanfeng. Ses conclusions furent reprises à la même époque par Xu Jedon, et sont encore validées de nos jours par les recherches historiques contemporaines.

L'hypothèse de Wang Zongyue

Wang Zongyue, qui aurait vécu sous la dynastie Qing (1644-1911), occupe une place importante dans l'histoire du tai-chi-chuan. Son influence a été reconnue par les maîtres de différentes époques. Son Traité du tai-chi-chuan (太極拳論) a grandement contribué à la compréhension théorique de cette boxe. Toutefois, des doutes subsistent sur l'identité réelle de l'auteur de ce texte. Il pourrait en fait s'agir de Wu Yu-hsiang, qui prétendit avoir trouvé ce manuscrit à Pékin au milieu du XIXe siècle.

C'est malgré tout l'hypothèse retenue dans le Manuel de taijiquan (太极拳谱 / 太極拳譜) de Shen Shou (沈寿 / 沈壽), publié en 1991 par l'Association chinoise de wushu. Selon cet ouvrage, il aurait ainsi été le premier à exposer la théorie et les techniques du tai-chi-chuan de manière systématique. Des documents administratifs attesteraient que Wang Zongyue transmit le tai-chi-chuan à Jiang Fa puis que ce dernier le diffusa à Chenjiagou. C'est cet ensemble de pratiques qui aurait été enfin transmis à Yang Luchan.

 

L'hypothèse du village de Chenjiagou

Les premières traces historiques apparaissent véritablement avec Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). Elles sont notamment issues de travaux menés par Tang Hao et Gu Liuxin, praticiens et historiens du wushu (武术 / 武術). Tang Hao soutient cette hypothèse à la suite d'investigations menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était « expert en boxe de style Chen et fondateur du jeu de l'épée et de la lance ». Les différentes écoles contemporaines de tai-chi-chuan (Yang, Wu, Sun) seraient originaires ou héritières de la boxe de style Chen, bien que les principes de cette boxe soient antérieurs à l'appellation tai-chi-chuan.

Un autre registre (dont l'authenticité n'est pas entièrement prouvée) découvert très récemment démontrerait que le lieu originel du Tai-chi-chuan ne serait pas le village de Chenjiagou mais plutôt Tang Cun (Henan), village de la famille Li.

Les principaux styles :

LE  QI GONG

Définition

Le qi gong ou chi kung (气功 / 氣功) est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration qui est fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement « réalisation ou accomplissement (gong) relatif au qi », ou « maîtrise du souffle ».

Les deux mots (Qi et Gong) sont combinés pour décrire des systèmes et des méthodes de culture de l'énergie ainsi que la manipulation de l'énergie intrinsèque de tous organismes vivants. Dans le langage usuel, on traduit qi gong par travail de l'énergie.

Les Bienfaits du Qi Gong

Le qi gong compte plusieurs branches, lesquelles recouvrent des centaines de styles différents : le qi gong santé et bien-être (préventif), le qi gong martial, le qi gong médical (curatif), le qi gong sexuel et le qi gong spirituel.

Les effets allégués d'une pratique régulière du qi gong vont de l'augmentation de la capacité de prévention et de guérison des maladies et des blessures, du maintien en bonne santé, de l'augmentation de la qualité de vie, de la longévité, du développement de soi, voire jusqu'au développement de dons de guérison et d'autoguérison, d'une force surhumaine et de pouvoirs surnaturels

Historique du Qi Gong

Les racines du Qi gong sont millénaires et indissociables de la tradition taoïste. Le travail sur le souffle et l'énergie interne était déjà pratiqué par les sages de l'Antiquité, aussi existe-t-il des écoles taoïstes, bouddhistes et confucianistes de Qi gong, lesquelles ont grandement influencé le développement de la médecine chinoise traditionnelle. Se transmettant de façon le plus souvent privée et secrète entre maîtres et initiés, la pratique du Qi gong a connu une popularité croissante au XXe siècle, tant au sein de la population chinoise qu'à l'extérieur de la Chine, notamment grâce aux contacts des sociétés occidentales qui s'y intéressent de plus en plus à partir des années 1960.

Le père du qigong moderne est Liu Guizhen (1920-1983), un cadre du Parti communiste chinois. Après s'être fait soigner pour un ulcère par un maître qui lui enseigna une méthode de méditation et de contrôle de la respiration en position debout, il fut chargé par ses supérieurs de développer cette technique de maîtrise du souffle, mais débarrassée de ses éléments religieux.

Puis ces pratiques sont interdites et réprimées comme pratiques féodales et superstitieuses durant la Révolution culturelle. Le qigong continue cependant à se transmettre clandestinement entre maîtres et disciples.

À partir des années 1970, le qigong refait surface et se pratique collectivement dans les parcs de Pékin à l'initiative d'une certaine Guo Lin qui estimait avoir guéri son cancer de l'utérus grâce au qigong. En 1979, cette dernière est encouragée par plusieurs dirigeants qui voient dans le qigong un moyen sans frais d'améliorer l'état de santé de la population.

À la fin des années 1970, la popularité de ce nouveau qigong des maîtres charismatiques a reçu un coup de fouet important en Chine grâce à la « supposée "découverte scientifique" de l'existence matérielle du qi ». « À la fin des années 1970, des scientifiques réputés, travaillant au sein d’universités et d’instituts de recherche ayant pignon sur rue, ont effectivement procédé à des expérimentations prétendant prouver que le qi émis par un maître du qigong pouvait être mesuré par des instruments scientifiques. »

Au début des années 1980, dans le vide spirituel de l'ère post-Mao et dans un contexte de détente économique, peu après les premières réformes libérales et la première apparition du chômage, le pays connaît une véritable « fièvre du qigong », des millions de Chinois, principalement urbains et âgés, deviennent pratiquants d'une des diverses variétés ou écoles de qigong, dirigées par des maîtres charismatiques dont beaucoup deviennent des célébrités nationales. Dans des stades, devant des milliers de passionnés, des enseignements payants sont donnés par les maîtres dispensateurs de qi et de guérisons miraculeuses, à l'instar du maître Yan Xin, censé émettre un qi externe pouvant changer la structure moléculaire d'un échantillon d'eau à deux mille kilomètres de distance. La Société de recherche scientifique sur le qigong de Chine, organisme national qui regroupe les associations de qigong, est créée par l’État en 1985 pour superviser le mouvement.

Les autorités, qui voient dans le qigong une façon de mettre en avant la culture chinoise, participent à sa promotion à travers les Salons de la santé qui lui sont consacrés à Pékin en 1992 et 1993.

LEGITIME  DEFENSE  - CADRE  LEGAL

Utilisation des gestuelles défensives acquises lors des cours

Toute personne pratiquant un art martial peut-être amenée à utiliser des gestes vus dans les cours pour sortir d'une situation d'agression, c'est ce que l'on appel la légitime défense.

Cependant, la loi encadre de façon très stricte l'utilisation de la légitime défense, que l'on soit pratiquant d'art martiaux ou non.

Définition

La légitime défense est l'autorisation légale de faire cesser une agression contre soi-même ou autrui par des moyens dans d'autres cas interdits. Cette notion s'applique aussi bien aux individus qu'aux Etats.

En France, pour agir dans le cadre de la légitime défense des personnes, l'agression contre soi-même ou autrui doit être :

- actuelle : le danger est imminent

- illégale : l'agression est interdite

- réelle : l'agression ne doit pas être putative (dont la nature légale ne peut-être remise en cause, elle ne relève pas uniquement de la bonne foi)

Une riposte contre une personne des force de l'ordre est illégale et ne peut-être justifiée par la légitime défense

Parallèlement, la défense doit être :

- nécessaire : il n'y a aucun autre moyen de se soustraire au danger

- concomitante : la réaction doit être immédiate, par exemple, on ne peut pas agir par vengeance ou pour stopper l'agresseur en fuite

- proportionnée à l'agression : il ne doit pas y avoir d'excès dans la riposte.

 

La légitime défense s'applique également aux atteintes aux biens. Les conditions d'application sont les mêmes, à l'exception de l'homicide volontaire qui n'est en aucun cas légitimé dans la défense d'un bien.


Si concernant la défense des individus, la loi dispose d'une présomption de proportionnalité en faveur de la victime de l'agression, il appartient à la personne demandant le bénéfice de la légitime défense des biens de prouver que sa riposte était bien mesurée par rapport à l'agression.


La légitime défense ne peut être admise en matière d'atteinte aux biens que lorsque l'acte commis a pour objet d'interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit. 

Dans tous les cas, c'est la justice qui confirme si un acte relève ou non de la légitime défense, même si la personne poursuivie déclare avoir agi dans ce cadre.

Article 122-5 du code pénal

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.
N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

Article 122-6 du code pénal

Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l'acte :
1º Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité.
2º Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Article 122-7 du code pénal

N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.